Bilan des 100 premiers jours : le Ministère de l’Agriculture engage le Gabon sur la voie de la souveraineté alimentaire

En cent jours, le Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement Rural (MAEDR) a engagé une dynamique de transformation profonde du secteur agricole gabonais. Portée par la vision du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, cette feuille de route marque une étape décisive dans la construction d’un modèle agricole plus productif, plus structuré et davantage tourné vers la souveraineté alimentaire du Gabon.

Sous l’impulsion du Ministre Pacôme KOSSY, les cent premiers jours ont permis de poser les fondations d’une stratégie nationale articulée autour de cinq axes majeurs : la relance de la production nationale, la structuration des filières agricoles et animales, le développement rural inclusif, le renforcement de la biosécurité ainsi que la formation et l’innovation.

Une offensive majeure pour la souveraineté alimentaire

Le chantier prioritaire de ces cent premiers jours a été celui de la filière avicole, en préparation de l’arrêt des importations de poulet de chair prévu au 1er janvier 2027. Dans cette perspective, le Gouvernement a engagé une vaste restructuration de la chaîne de valeur avicole à travers l’adoption du Plan Opérationnel d’Urgence pour la Filière Avicole (POUFA), mobilisant douze départements ministériels autour d’un objectif national commun : produire localement ce que le Gabon consomme.

Cette dynamique s’est concrétisée par la signature de cinq conventions stratégiques avec des partenaires internationaux issus de Turquie, du Cameroun, de Chine et de Hong Kong, représentant un volume d’investissement cumulé de près de 775 milliards FCFA, entièrement financé par le secteur privé.

Ces projets permettront, à terme, la production de près de 130 000 tonnes de poulet de chair par an et la création estimée de 100 000 emplois directs et indirects dans les secteurs agricoles, industriels et logistiques.

Au total, dix projets structurants couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur — accouvage, élevage, provenderie, abattage, transformation et logistique — ont déjà été engagés, dépassant largement les objectifs fixés dans la feuille de route ministérielle.

150 fermes avicoles locales engagées dans la montée en puissance nationale

Dans le même temps, le MAEDR a lancé un vaste Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) afin d’identifier et d’accompagner les exploitations avicoles locales capables de contribuer à la montée en puissance de la production nationale.

Publié à l’échelle des neuf provinces, cet appel a permis de sélectionner 150 fermes avicoles gabonaises engagées dans un processus d’accompagnement technique, matériel et financier.

Cette initiative vise non seulement à renforcer les capacités de production nationales, mais également à faire émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs agricoles gabonais capables de participer durablement à la transformation du secteur.

Un nouveau cadre stratégique pour l’agriculture gabonaise

Au-delà de l’urgence avicole, le Ministère a engagé l’élaboration du premier Plan Sectoriel Agricole 2026-2030 (PSA), aligné sur le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD).

Ce document stratégique définit une vision ambitieuse fondée sur quatre piliers prioritaires : les productions végétales, animales, maraîchères et fruitières. Il prévoit également la création de quatre agropoles régionaux destinés à structurer durablement les chaînes de valeur agricoles et agro-industrielles sur l’ensemble du territoire national.

Le PSA introduit également deux innovations majeures :

  • « Un Département, Un Verger », visant à développer des vergers communautaires dans les 48 départements du pays ;
  • « Une Commune, Une Ceinture Verte », destiné à renforcer le maraîchage périurbain et l’approvisionnement des marchés locaux.

Inclusion sociale, transformation locale et accompagnement des producteurs

Dans une logique de développement inclusif, le Ministère a également renforcé l’accompagnement des femmes et des jeunes à travers plusieurs dispositifs ciblés.

Grâce au financement du Fonds IBSA (Inde-Brésil-Afrique du Sud), 97 exploitations agricoles ont bénéficié d’équipements, de semences améliorées et de formations techniques dans la filière manioc.

Parallèlement, dix coopératives ont été accompagnées dans la mise en place d’unités de transformation locale du manioc, notamment pour la production de farine, de foufou et de pâte de manioc.

Cette approche vise à renforcer la valeur ajoutée locale, améliorer les revenus des producteurs et favoriser l’émergence d’une véritable industrie agroalimentaire nationale.

Renforcement de la biosécurité et montée en compétence des acteurs

Face aux enjeux sanitaires liés à l’intensification des productions animales, le MAEDR a procédé au déploiement de vétérinaires dans les principales zones avicoles du pays, notamment dans l’Estuaire, le Haut-Ogooué et le Woleu-Ntem.

Un audit technique de 30 fermes prioritaires a également été lancé afin d’évaluer les infrastructures, les conditions de biosécurité ainsi que les besoins d’investissement des exploitations sélectionnées.

Sur le volet formation, 256 producteurs ont déjà été formés par l’IGAD aux techniques agricoles et avicoles modernes, tandis que 72 agents publics ont bénéficié de formations spécialisées dans les domaines phytosanitaires, vétérinaires et techniques.

Une dynamique de réformes pour moderniser durablement le secteur

Les cent premiers jours ont également été marqués par un important travail juridique et réglementaire destiné à moderniser le secteur agricole gabonais.

Treize textes stratégiques ont été élaborés et validés en comité interministériel, dont plusieurs relatifs à la sécurisation du foncier agricole, à la structuration des filières, aux mécanismes de financement agricole, à la biosécurité et à la politique semencière animale.

Ces réformes visent à créer un environnement plus attractif pour les investisseurs nationaux et internationaux, tout en sécurisant durablement les acteurs agricoles locaux.

Des bases solides pour la transformation agricole du Gabon

Au terme de ces cent premiers jours, le taux global de réalisation de la feuille de route du MAEDR atteint environ 98 %, avec plusieurs objectifs largement dépassés.

Pour le Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement Rural, cette première étape marque le début d’une transformation structurelle appelée à repositionner durablement l’agriculture comme un levier majeur de diversification économique, de création d’emplois et de souveraineté nationale.

 

L’équipe communication MAEDR