Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, chargé de la mise en œuvre du programme Graine

Sceau de Republique Gabonaise

Discours à la cérémonie d’ouverture du Ministre d’Etat

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Discours à la cérémonie d’ouverture du Ministre  d’Etat

 

Monsieur le Président, Directeur Général,

Messieurs les Ministres,

Excellences,

Mesdames et Messieurs les Présidents,

Mesdames et Messieurs,

Honorable assistance,

C'est avec un très grand plaisir, que j'ai accepté votre invitation à cette 4eédition du Forum Afrique Développement sous le thème « Agriculture et Electrification : mobiliser les énergies ».

Permettez-moi, de vous exprimer toutes mes félicitations pour cette initiative.

Avec le Forum Afrique Développement, vous voulez offrir plus de visibilité aux opérateurs africains ; répertorier les projets d’investissement les plus porteurs sur le continent  et susciter la réflexion et le débat sur des thématiques liés au développement du continent africain.

Le thème choisi pour cette 4ème édition implique la promotion de politiques agricoles permettant de sortir les pays africains de la pauvreté, à travers des grands projets structurants qui concilient à la fois préoccupations économiques, sociales et environnementales, pour un développement durable dans le secteur agricole.

En effet, l’agriculture et l’électrification sont considérées comme deux problématiques centrales sur la question du développement économique et social dans les pays en développement, particulièrement ceux d’Afrique subsaharienne.

La promotion d’une agriculture familiale durable est fortement liée au niveau d’électrification des zones rurales, en vue de stocker et conditionner les produits agricoles locaux pour la sécurité alimentaire des consommateurs.

Parler d'agriculture et de développement, c'est donc au-delà des enjeux commerciaux, accepter de prendre en compte les enjeux sociaux et les enjeux éthiques de notre monde. C'est accepter de porter ce débat sur le plan de la dignité de la personne humaine et du progrès humain.

Je vous rejoins donc totalement dans cette approche : au-delà des grandes organisations internationales, auxquelles je rends hommage et qui sont les lieux du débat entre Etats, il faut élargir le cercle de réflexion dans ce domaine particulier et vital de la production et des échanges agricoles.

Mesdames et Messieurs,

Nous devons construire une agriculture productive, compétitive et durable, qui nourrit les populations et qui procure des revenus suffisants aux producteurs, surtout aux jeunes pour qu’ils ne soient plus attirés par le mirage de l’émigration clandestine.

L’agriculture peut et doit jouer un rôle important pour arrêter ce drame humain qui nous prive d’une bonne partie de nos ressources humaines les plus entreprenantes.

Pour cela, il nous faut continuer à transformer profondément notre agriculture. Nous ne devrons plus la considérer comme une activité de survie ou une activité par défaut mais comme un secteur économique à part entière où il est possible d’investir et de rentabiliser son investissement.

Il nous faut faire mieux, en actionnant de nouveaux leviers en s'appuyant sur les initiatives privées et sur les entreprises et les partenariats publics privés.

J'ai dit qu'il faut faire mieux. Mais il faut aussi faire plus et mobiliser davantage de moyens.

Il faut dès lors replacer l'agriculture au cœur des enjeux du développement économique de nos pays. Redonner du sens aux politiques agricoles et renforcer l'aide au développement et l'appui technique partout où cela est nécessaire.

L’agriculture a besoin de capitaux, d’innovations technologiques, d’infrastructures de stockage, d’unités de transformation et de marchés organiséset des services, notamment le crédit-bail, le micro-crédit.

Il nous faut aussi investir dans les infrastructures de base en milieu rural : eau, électricité, santé, routes, etc. pour réduire, voire résorber le gap et éliminer les disparités entre milieux urbains et ruraux en termes d’accès aux services essentiels,soutenir l'organisation professionnelle des paysans, leur assurer une couverture sociale appropriée, soutenir l'organisation professionnelle des paysans, mieux former les hommes et les femmes, assurer le renouvellement des agriculteurs. Autant de défis à relever pour retenir les jeunes, freiner l’exode rural et booster la production agricole.

C'est pourquoi le développement agricole est redevenu une priorité de la politique africaine et gabonaise.

Mesdames, Messieurs, Mes Chers Amis,

Notre devoir est d'aider tous les agriculteurs, dans tous les pays, à devenir de véritables acteurs économiques et sociaux, en mesure d'assumer leur responsabilité.

Je vous encourage lors des travaux de ces prochains jours à suivre cette idée car, ce n'est plus d'assistance au sens traditionnel que les pays en développement ont besoin, c'est de nouveaux partenariats, notamment public-privé, respectueux de leurs capacités d'initiative, de leur identité, de leur culture, de leurs ambitions.

Je voudrais ensuite, saisir cette tribune pour adresser mes chaleureuses félicitations et mes remerciements à tous les organisateurs de ce Forum. Je mesure à sa juste valeur la somme des efforts qu’il vous a fallu déployer pour réunir à Casablanca autant d’acteurs importants du monde international de la Finance et des affaires.

Permettez-moi aussi de saluer très chaleureusement, les Partenaires Techniques et Financiers, les hommes d’affaires d’ici et d’ailleurs, ainsi que les éminents conférenciers et panélistes qui ont répondu spontanément à l’invitation du Royaume du Maroc.

En exprimant mes vœux de succès pour cette 4ème Edition du Forum InternationalAfrique Développement. 

Je vous remercie de votre aimable attention.

 

 

Publié le : 03 / 03 / 2016


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